Le télétravail

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Télétravail, au n. m.(Rare au plur.) : Mode de travail pratiqué à distance d'un lieu centralisateur, et dont la mise en oeuvre nécessite des outils de télécommunication (fax, ordinateur connecté à un réseau, etc.). Sont ainsi comprises dans cette définition quasiment toutes les catégories de statut : télétravailleur indépendant ou salarié, télépendulaire ou non, utilisant internet ou non.


Télétravailleur :
personne physique qui effectue un travail :

-  d'une part à distance de l'endroit où le travail est initié et où le résultat est attendu, sans possibilité physique pour le donneur d'ordre de surveiller l'exécution de la prestation,
- d'autre part, au moyen de l'outil informatique et/ou des outils de télécommunications pour la transmission des données utiles à la réalisation du travail demandé et/ou du travail réalisé ou en cours de réalisation.


Quel travail ?

L’image qui vient à l’esprit en premier lieu est celle d’une secrétaire devant son ordinateur à la maison. C’est le télétravailleur "de base" (sans note péjorative) mais toute compétence peut être exercée dans le télétravail. Tout dépend de ce que va vous demander votre client.
Une large palette de métiers : le télétravail compte quelque 300 métiers qui ont en commun de traiter de l’information : textes, images, sons. Le secrétariat informatique reste le créneau le plus classique, mais les graphistes PAO, programmeurs informatiques, comptables, secrétaires de rédaction, traducteurs, correcteurs d’édition en freelance exercent de plus en plus à domicile. Et bon nombre de professions peuvent aujourd'hui se décliner en télémétiers : téléjuristes, télébricoleurs, télévendeurs, etc. Nous pourrions en écrire toute une page. Nous sommes d’ailleurs certains que la liste est loin d’être connue, les clients ne sachant pas encore eux-mêmes ce qu’ils peuvent vous demander de faire. Le tableau parait donc idyllique. Mais...?
Mais l’ombre au tableau est qu’on ne s’improvise pas télétravailleur. Il faut au départ de solides compétences, bref il faut posséder un métier. Vous vous dites que pour de la saisie de documents, cela va baigner. Essayez donc. Votre client va vous envoyer une thèse à mettre en page. Vous connaissez ce type de mise en page ?
Nous ne disons pas qu’il faut des diplômes à ne plus savoir qu’en faire, on peut faire du télétravail avec de bonnes connaissances sans diplômes mais on ne peut pas tout faire. Il faut obligatoirement se limiter. Sinon on passe pour un incompétent.

Les moyens

Bien sûr l’Internet est idéal pour transférer le fruit de votre travail au particulier ou l’entreprise qui vous a missionné. Mais le courrier, le téléphone et le fax font aussi partie des moyens de communication du télétravailleur. Le véhicule se révèle également utile lorsqu’il faut se déplacer pour rencontrer le client. Certaines missions consistent également à faire du démarchage. C’est aussi du télétravail.
Si nous revenons aux moyens informatiques, ceux-ci devront être conséquents et adaptés au travail fourni. La maîtrise des logiciels va de soi. Si vous faites de la retouche photo et que vous mettez une semaine au lieu des deux heures que vous aviez prévues, vous allez perdre de l’argent. Car votre travail, c’est vous qui le tarifez. Et cette tarification dépend avant tout du statut sous lequel vous allez exercer.

Le statut du télétravailleur

Un statut est-il obligatoire ? Vos clients demandent quelqu’un de compétent et de sérieux. Eux-mêmes ont une comptabilité à tenir et votre facturation doit y être inclue.
Il est donc hors de question de travailler au noir. On aborde donc un sujet épineux mais qui a ses solutions.

On peut distinguer trois types de télétravailleurs :

- Salarié d’une entreprise

De plus en plus d’entreprises pour des raisons budgétaires (location des locaux entre autres) permettent à certains de leurs salariés de travailler de chez eux ce qui évite à ceux-ci d’aller tous les jours au bureau. Bref il faut déjà être dans une entreprise.

- Indépendant

Il faut bien y arriver. Si vous voulez travailler en solo, il faudra choisir : indépendant ou en portage salarial. Devenir indépendant revient à s’enregistrer au registre du commerce et donc avoir un numéro de SIRET comme toute bonne entreprise. Vous pouvez ainsi vous constituer en entreprise individuelle, EURL, SARL, et j’en passe. Un processus très carré (charges salariales et tout ce qui va avec). Un système à conseiller pour celui qui est sûr d’avoir une clientèle et de fournir des prestations de qualité.
Il est en effet inutile et très "casse-gueule" de commencer à payer les charges de votre entreprise si vous n’avez encore aucun client ni mission.

- Le portage salarial

Très bonne alternative pour celui qui veut s’essayer au télétravail sans prendre trop de risques. Voyons en quoi consiste ce système.
Vous vous mettez en relation avec une entreprise de portage salarial (très simple un coup de téléphone suffit). Après avoir trouvé vos clients et des missions, vous communiquez à l’entreprise de portage la facturation que vous allez appliquer à vos différentes missions. Celle-ci va envoyer la facture à votre client et se faire payer. Elle va ensuite vous payer après avoir payé vos charges et autres frais.
Vous êtes donc plus ou moins le salarié de cette entreprise.
L’avantage est que vous pouvez avoir des missions quand vous voulez, vous n’avez pas de comptes à rendre à votre service de portage.
L’inconvénient est que vous ne récupérez que 50% sur ce que vous facturez au client. Le service de portage se sert au passage. Cela reste tout de même la meilleure façon de s’essayer au télétravail histoire de voir ce que vous valez. Si cela démarre sur les chapeaux de roues, vous pourrez devenir indépendants et faire le grand saut.

La tarification

Parlons de ce qui est peut-être le plus important : les tarifs que vous pouvez attendre raisonnablement de votre travail. Et là cela se complique singulièrement. Pourquoi ? Parce que personne n’en parle. Vous allez essayer de savoir ce qui se pratique, mais là c’est très difficile. Le but est de ne pas brader votre travail ni le surestimer. Le statut sous lequel vous êtes défini peut dicter vos tarifs encore que... Si vous êtes en portage salarial, il n’est pas logique de faire supporter au client les 50% que vous laisserez dans le portage.

Conclusion

Le domaine du télétravail est actuellement bien délimité. Mais il reste bien des services à proposer, il y a forcément des domaines dans lesquels les clients potentiels demanderont des télétravailleurs. Et ils ne le savent pas encore. Il reste à les découvrir et surtout à les faire découvrir à vos clients. C’est pourquoi toute compétence est bonne à mettre en avant. Mais cela demande du travail et de l’énergie.